
Refondre un site internet est un projet complexe, souvent sous-estimé, et dont l’impact peut être décisif sur la visibilité, la performance et la conversion. Dans plusieurs cas d’étude, on observe que des refontes mal cadrées entraînent des chutes importantes de trafic, des problèmes d’UX, ou encore des erreurs techniques difficiles à rattraper. C’est précisément pour éviter ces écueils qu’un cahier des charges structuré devient essentiel : il clarifie les objectifs, encadre les exigences UX, SEO et techniques, et sécurise l’ensemble du projet, de l’architecture à la migration.
Dans cet article, vous trouverez un modèle complet, des checklists expertes, les standards UX et techniques actuels, les exigences SEO à ne pas négliger, ainsi qu’un focus dédié à la migration SEO, l’étape souvent responsable des plus gros risques.
Pourquoi un cahier des charges solide est indispensable ?
Refondre un site internet sans cadre précis, c’est prendre le risque de multiplier les erreurs coûteuses. Dans plusieurs cas d’étude, on observe des pertes de trafic organique allant jusqu’à 80 % après une refonte menée sans préparation suffisante — souvent dues à des erreurs de migration, des pages non redirigées ou une architecture mal repensée. Du côté UX, les retours utilisateurs se dégradent rapidement lorsqu’une refonte modifie la structure du site sans étude préalable : navigation trop profonde, menus confus ou arborescence incohérente, autant de problèmes largement documentés dans les standards UX (audit de contenu, card sorting, tree testing, etc.). À cela s’ajoutent les bugs techniques, les problèmes de performance ou les baisses de conversion, relevés dans les indicateurs KPI des refontes mal cadrées.
Ainsi, un cahier des charges solide permet d’éviter ces dérives. Il garantit un alignement métier clair, fixe les objectifs de conversion, les KPIs de performance et les attentes fonctionnelles. Il sert également de socle aux trois piliers essentiels d’une refonte réussie : UX, SEO et Technique. Grâce à lui, l’arborescence, les contenus, le maillage interne, les performances, la sécurité et l’accessibilité sont pensés en cohérence, sans décisions improvisées.
Prenons un exemple concret : lors d’une refonte e-commerce sans cahier des charges, la migration a généré des centaines de 404, une perte d’indexation sur les pages stratégiques et une chute immédiate des conversions. Des erreurs pourtant évitables avec un plan structuré et un mapping d’URL complet.
Les éléments indispensables du cahier des charges
Un cahier des charges complet repose sur quatre blocs essentiels, chacun jouant un rôle déterminant dans la réussite d’une refonte. Le premier est le contenu métier, qui définit le contexte du projet, les objectifs business, les cibles et les indicateurs de performance attendus. Sans cette base, il devient difficile d’aligner les équipes et de prendre des décisions cohérentes.
Le deuxième bloc concerne l’UX et l’architecture du site : audit du contenu existant, arborescence optimisée, navigation intuitive, accessibilité et respect des standards UX. Nous rappelons d’ailleurs l’importance des tests utilisateurs, de la profondeur limitée à trois ou quatre niveaux et des méthodes comme le card sorting ou le tree testing pour structurer efficacement un site.
Vient ensuite le volet SEO et migration, indispensable pour préserver et améliorer la visibilité : structure des URLs, maillage interne, optimisation des contenus, préparation du mapping d’URL et bonnes pratiques de migration.
Enfin, le bloc technique regroupe la sécurité (HTTPS, WAF), la performance (Core Web Vitals, CDN, lazy-loading), l’accessibilité (WCAG 2.1/2.2) et le mobile-first.
Chacun de ces éléments sera détaillé dans les sections suivantes.
Bloc 1 : Présentation du projet & objectifs business
La première partie du cahier des charges doit dresser un portrait clair et structuré du projet. Elle commence généralement par l’historique du site, incluant sa date de création, ses refontes précédentes, ses performances actuelles (trafic, conversions, vitesse, indexation) et les limites identifiées. Cette mise en perspective permet de comprendre les enjeux réels de la refonte et d’éviter de reproduire les erreurs passées.
Viennent ensuite les objectifs business, qui doivent être précis, mesurables et réalistes. Selon les cas, il peut s’agir d’augmenter le taux de conversion de 10 à 20 %, d’améliorer la génération de leads, de renforcer la visibilité organique ou de réduire le taux de rebond. Ces objectifs doivent être accompagnés de benchmarks initiaux, tels que les Core Web Vitals (LCP ≤ 2,5 s, INP ≤ 200 ms), les impressions et clics SEO, la position moyenne ou encore les métriques de conversion.
L’identification des cibles et personas est tout aussi cruciale. Les personas servent de repères pour adapter les parcours, prioriser les fonctionnalités et tester l’efficacité des maquettes auprès de profils utilisateurs représentatifs. Cette étape garantit que la refonte répond réellement aux besoins et intentions des utilisateurs finaux.
Enfin, cette section doit lister clairement les problèmes du site actuel : navigation confuse, lenteur, structure inefficace, pages mal indexées, taux de conversion faible, performances mobiles insuffisantes ou encore défauts d’accessibilité. L’objectif est d’obtenir une base chiffrée solide : ces données seront le point de comparaison pour évaluer la réussite de la refonte après mise en ligne.
Bloc 2 : Refonte UX — Architecture, arborescence et navigation
La refonte UX constitue l’un des piliers les plus importants du cahier des charges. Elle commence par un audit du contenu existant, qui permet d’identifier ce qui fonctionne, ce qui est redondant et ce qui manque. Cette étape est essentielle pour bâtir une structure claire et cohérente. Elle doit être complétée par une étude concurrentielle, afin d’observer les bonnes pratiques du secteur et d’identifier les axes différenciants à intégrer dans la future architecture du site.
À partir de ces fondations, l’arborescence doit être repensée selon une logique utilisateur. On recommande de viser une profondeur maximale de trois à quatre niveaux, afin de limiter la complexité de navigation et d’assurer un accès rapide à l’information. Pour y parvenir, plusieurs méthodes de conception centrées utilisateurs sont préconisées :
- les cartes heuristiques (mind mapping) pour visualiser les relations entre contenus ;
- le card sorting, où les utilisateurs regroupent les contenus selon leur logique propre ;
- le tree testing, qui mesure la facilité à trouver une information dans l’arborescence proposée.
Il est d’ailleurs conseillé de combiner card sorting et tree testing pour garantir une structure réellement alignée avec les attentes des utilisateurs.
Les standards UX doivent également guider la refonte :
- respect de l’accessibilité WCAG 2.2, incluant contrastes, navigation clavier, polices lisibles et alternatives textuelles ;
- approche mobile-first, aujourd’hui devenue la norme ;
- optimisation des performances (images légères, scripts minimisés, peu de plugins) ;
- utilisation de design systems éprouvés pour assurer cohérence et fluidité ;
- cohérence multi-supports, afin d’offrir une expérience continue entre desktop, tablette et mobile.
Enfin, le cahier des charges doit impérativement intégrer un plan de tests utilisateurs : sessions d’observation, tests de parcours, feedback sur maquettes et prototypes. Tester tôt et régulièrement est la meilleure garantie d’une expérience fluide, intuitive et réellement utile pour les utilisateurs finaux.
Bloc 3-1 : Exigences SEO — structure, contenus, architecture, maillage
Le SEO occupe une place centrale dans toute refonte, car il conditionne la visibilité du futur site et sa capacité à récupérer, voire dépasser, les performances actuelles. Pour éviter les chutes d’impressions, de clics ou de positions observées après certaines refontes mal préparées, il est essentiel d’intégrer des exigences SEO dès la conception du cahier des charges.
Structure et contenus
La première étape concerne la structure technique des URLs : elles doivent rester lisibles, cohérentes, en minuscule, et séparées par des tirets. On recommande également une canonicalisation propre, idéalement en self-referencing, pour éviter les duplications accidentelles et garantir un signal clair aux moteurs de recherche. L’architecture générale doit suivre une logique en silo, avec des contenus regroupés par thématiques et une profondeur limitée à trois ou quatre clics.
Maillage
Le maillage interne joue un rôle fondamental. On préconise d’utiliser un modèle hub-and-spoke, permettant de relier les pages importantes et d’éviter les pages orphelines. Ce maillage facilite le crawl, améliore la circulation de l’autorité interne et renforce la pertinence thématique du site.
Sur le plan éditorial, chaque page doit respecter une structure claire :
- un H1 unique,
- des H2/H3 hiérarchisés,
- des images optimisées (formats WebP recommandés, alt text descriptif),
- un contenu aligné sur l’intention de recherche.
Inventaire SEO et KPIs post-migration
Pour assurer le succès de la refonte, le cahier des charges doit aussi prévoir un inventaire SEO complet avant/après : liste des pages existantes, performances (impressions, clics, CTR), backlinks reçus et pages stratégiques à préserver.
Voici ce qu’il faudra surveiller après la mise en ligne :
- Impressions GSC : viser une stabilité ou une légère hausse dans les premières semaines,
- CTR : les pages en top 3 affichent en moyenne 25–40 % de CTR, un bon point de repère pour la refonte,
- moyenne : surveiller les mots-clés prioritaires, car c’est le plus sensible après migration.
Bloc 3-2 : Migration SEO — l’étape critique que 90 % des entreprises négligent
La migration SEO est l’une des étapes les plus sensibles d’une refonte. Plusieurs cas d’étude montrent que les pertes de trafic peuvent atteindre 80 % lorsque le mapping, les redirections ou les tests techniques sont mal réalisés.
Dans 90 % des cas de chute de trafic post-refonte, le problème ne vient pas du design… mais de la migration. Oui, vraiment. C’est pourquoi le cahier des charges doit détailler précisément les actions à mener avant, pendant et après la mise en ligne.
En bref, pour éviter les catastrophes de migration, il existe trois piliers :
- Un mapping d’URL complet
- Des redirections 301 propres
- Des tests pré-lancement rigoureux (GSC, crawl, indexation).
Préparation du mapping d’URL
La préparation commence par un audit exhaustif de l’ancien site : extraction de toutes les URLs, analyse des performances (impressions, clics, position moyenne), et récupération des pages à forte valeur SEO (backlinks, conversions, trafic). Il est également nécessaire de croiser plusieurs sources (GSC, Analytics, crawl tool) pour éviter d’oublier des pages stratégiques.
Une fois cette base obtenue, il faut construire un mapping ancien → nouveau. Chaque URL doit avoir une équivalence claire, même si la structure change (nouveaux silos, nouvelles catégories). Plusieurs migrations réelles montrent que les pertes majeures surviennent lorsque ce mapping est incomplet ou incohérent. Le cahier des charges doit donc exiger un tableau de correspondance validé avant développement.
Documentez chaque redirect dans un fichier Excel/Google Sheets avec les colonnes suivantes :
Remarque : dans plusieurs cas analysés, l’absence de mapping ou un mapping partiel a entraîné des pertes durables de visibilité, parfois sur plusieurs mois.
Redirections 301
Les redirections 301 sont indispensables pour transférer l’autorité SEO des anciennes pages vers les nouvelles. Il y a trois règles essentielles à retenir :
- ne jamais utiliser de 302 pour une migration définitive ;
- éviter absolument les redirect chains (chaînes de redirections) ;
- toujours tester les 301 avec un crawler comme Screaming Frog avant mise en ligne.
Selon plusieurs études, les 301 sont capables de transmettre la quasi-totalité de l’autorité d’une page, à condition qu’elles soient propres et immédiates.
Toute redirection manquante devient une page 404, ce qui multiplie les risques de perte de trafic et de désindexation.
Exemples d’URL avant/après
Les exemples suivants illustrent trois cas concrets de restructuration d’URL observés en migration SEO : refonte de blog, consolidation e-commerce et changement complet de domaine. Ils montrent comment un mapping propre permet de clarifier l’architecture, d’améliorer la logique de navigation et d’assurer la continuité SEO via des redirections 301.
Tests pré-lancement
Avant toute mise en ligne, un barrage complet de tests est indispensable :
- Robots.txt (aucun blocage inattendu)
- balises noindex (aucune page stratégique ne doit être désindexée)
- canoniques (self-referencing conseillé pour éviter les ambiguïtés)
- sitemap.xml à jour
- 404, liens internes cassés ou ressources manquantes
- tests sur plusieurs devices et navigateurs
Les KPI rappellent aussi de valider les Core Web Vitals, notamment :
- LCP ≤ 2,5 s
- INP ≤ 200 ms
- CLS ≤ 0,1
Ces indicateurs sont devenus essentiels pour le crawl et le ranking, surtout dans le cadre du mobile-first indexing.
Suivi post-lancement (J+1 / J+3 / J+15 / J+30)
La migration ne s’arrête pas le jour du lancement. Les premières semaines sont décisives.
- J+1 à J+3 :
- vérifier l’indexation des pages prioritaires ;
- surveiller les erreurs GSC (404, soft 404, server errors) ;
- recrawler tout le site pour détecter les problèmes structurels.
- J+7 à J+15 :
- analyser les impressions et clics sur les mots-clés critiques ;
- suivre les Core Web Vitals, notamment LCP et INP ;
- vérifier la stabilité du TTFB (objectif idéal < 300 ms).
- J+30 :
- comparer impressions/clics/CTR avec les benchmarks pré-refonte ;
- analyser la position moyenne sur les mots-clés stratégiques ;
- identifier les pages ayant perdu de la visibilité pour planifier des optimisations.
Une refonte bien migrée peut commencer à se stabiliser autour de la troisième à la sixième semaine, tandis qu’une migration mal exécutée peut créer des pertes durables, parfois difficiles à rattraper.
Timeline recommandée
Bloc 4 : Aspects techniques — sécurité, performance, accessibilité, hébergement
Les aspects techniques constituent la fondation d’une refonte réussie. Ils garantissent la stabilité, la rapidité, la protection des données et la conformité du site aux attentes utilisateurs et moteurs de recherche. Le cahier des charges doit donc définir précisément les standards techniques attendus, afin d’éviter les mauvaises surprises à la mise en ligne et de poser un cadre clair pour les équipes de développement.
Sécurité
La sécurité est un prérequis incontournable. Le site doit impérativement fonctionner en HTTPS grâce à un certificat TLS correctement configuré. Le cahier des charges doit également prévoir la mise en place d’un WAF (Web Application Firewall), qui filtre les requêtes malveillantes, protège contre les injections, tentatives brute-force et attaques DDoS. Toutefois, un WAF mal configuré peut générer de la latence ou des faux positifs : il doit donc être calibré avec soin.
Les protections brute-force (limitation des tentatives de connexion, captchas, surveillance des IP suspectes) doivent être intégrées, tout comme la gestion stricte des mots de passe. Le cahier des charges doit par ailleurs inclure un plan de mises à jour régulières (CMS, plugins, serveur) ainsi qu’une politique de sauvegardes automatisées. Enfin, il est conseillé d’intégrer des headers de sécurité (HSTS, X-Frame-Options, Content-Security-Policy) pour renforcer la protection applicative.
Performance
La performance est un pilier majeur, autant pour l’expérience utilisateur que pour le SEO. Le cahier des charges doit exiger l’utilisation d’un CDN, permettant de réduire la latence en distribuant les fichiers statiques depuis des serveurs proches des utilisateurs. Les fichiers CSS et JavaScript doivent être minifiés, et les scripts non essentiels chargés en async ou defer pour éviter de bloquer le rendu.
Le lazy-loading doit être activé pour les images et médias hors écran, mais avec prudence, car une implémentation trop agressive peut nuire à l’accessibilité si certains contenus se chargent trop tardivement. Le format des images doit être modernisé : WebP et AVIF permettent de réduire le poids des médias, améliorant directement les Core Web Vitals.
On rappelle aussi l’importance d’un TTFB inférieur à 300 ms et d’un LCP ≤ 2,5 s, INP ≤ 200 ms et CLS ≤ 0,1 pour répondre aux standards de performance actuels. Ces seuils doivent être explicitement inscrits dans le cahier des charges pour guider développeurs et hébergeurs.
Accessibilité (WCAG 2.1 / 2.2)
L’accessibilité est devenue un critère incontournable, renforcé par les normes WCAG 2.1/2.2. Le cahier des charges doit exiger un contraste minimal de 4.5:1, une navigation entièrement accessible au clavier, des alternatives textuelles (alt text) descriptives, ainsi qu’une structure HTML sémantique claire.
Les tests doivent combiner outils automatiques (Wave, axe DevTools) et tests manuels pour vérifier la cohérence des contenus, la taille des polices, la lisibilité des textes ou encore la gestion des éléments multimédias (sous-titres, transcriptions). Le fichier technique rappelle que certaines optimisations de performance peuvent nuire à l’accessibilité si elles sont mal configurées, d’où l’importance d’un arbitrage technique éclairé.
Responsive & mobile-first
Le mobile-first est désormais la norme, Google appliquant son mobile-first indexing depuis 2024. Le cahier des charges doit donc spécifier une approche mobile-first dès la conception : mise en page adaptée, menus simplifiés, images légères, et priorisation des performances sur mobile.
Nous conseillons de vérifier la présence de touch targets d’au moins 48 px, de tester le site sur plusieurs appareils et navigateurs, et de garantir une navigation fluide sur smartphone et tablette. La performance mobile doit être prioritaire, car la majorité du trafic y transite aujourd’hui.
Impact d’une migration mal gérée : chiffres et cas d’étude
Statistiques clés

Distribution des délais de récupération après migration (Étude 2024 - 892 migrations)
Selon une étude majeure de 892 migrations analysées jusqu’en octobre 2024 :
- 523 jours : Délai moyen pour retrouver le trafic initial
- 19—33 jours : Migrations réussies avec excellente préparation
- 1000+ jours : 17 % des migrations n’ont JAMAIS retrouvé leur niveau initial
Le taux d’échec a donc baissé de 42 % (2023) à 17 % (2024), montrant une meilleure sensibilisation SEO.
Délais de récupération du trafic
Plusieurs analyses réalisées sur un large volume de migrations SEO montrent des tendances récurrentes concernant les délais de récupération. Même si les chiffres varient selon les contextes, on observe plusieurs constantes dans les cas d’étude documentés :
- Certaines migrations bien préparées réussissent à retrouver un niveau de trafic normal en moins d’un mois, grâce à un mapping complet et des redirections irréprochables.
- À l’opposé, lorsque la préparation est insuffisante, le délai peut dépasser un an, certains cas illustrant même des périodes supérieures à 1000 jours avant de retrouver un trafic équivalent.
- On observe aussi que la proportion de migrations totalement ratées diminue d’année en année, signe d’une meilleure prise de conscience des enjeux SEO.
Ces tendances rappellent qu’une migration n’est jamais un simple transfert technique : elle doit être planifiée et contrôlée avec rigueur.
Taux de réussite global
Les retours d’expérience du marché montrent plusieurs tendances lourdes :
- Une minorité de migrations améliorent réellement le SEO sans action complémentaire.
- Une part importante des projets observe une baisse temporaire de trafic, particulièrement lorsque les redirections ou la structure du site sont révisées sans audit préalable.
- Jusqu’à un tiers des entreprises rencontrent des problèmes SEO significatifs, surtout lorsque la migration intervient en même temps qu’un changement de CMS ou de structure de navigation.
Ces chiffres varient selon les secteurs, mais illustrent bien que la migration est une étape critique qu’il faut anticiper.
Bien choisir son agence ou freelance pour une refonte
Choisir la bonne agence ou le bon freelance est une étape déterminante pour garantir le succès d’une refonte. Le premier critère à évaluer est l’expertise UX : l’équipe doit maîtriser l’audit de contenu, l’analyse utilisateur, la construction d’arborescences limitées à trois ou quatre niveaux, ainsi que des méthodes comme le card sorting ou le tree testing.
Côté SEO, l’agence doit démontrer sa capacité à gérer une migration complète : inventaire SEO, mapping d’URL, redirections 301, contrôle des pages stratégiques, optimisation sémantique et gestion du maillage interne.
Sur le volet technique, il est essentiel de vérifier la maîtrise du HTTPS/TLS, du WAF, des optimisations de performance (minification, CDN, WebP/AVIF) et des normes d’accessibilité WCAG 2.2. Une bonne agence doit également être capable d’expliquer comment elle suivra les Core Web Vitals et un TTFB idéal < 300 ms.
Avant de signer, n’hésitez donc pas à poser des questions comme :
- Comment sont menés les tests utilisateurs ?
- Est-ce qu’un inventaire SEO complet est prévu avant la refonte ?
- Quels livrables techniques et UX seront fournis ?
- Quel est le protocole de suivi entre J+1 et J+30 ?
Enfin, exigez un suivi post-lancement : analyse des erreurs GSC, contrôle des performances, vérification de l’indexation et ajustements rapides. C’est souvent ce qui distingue une refonte bien pilotée d’un projet qui accumule les problèmes après mise en ligne.
Une refonte réussie ne repose jamais sur un seul élément : elle combine une UX structurée, une stratégie SEO solide, une base technique fiable et une migration parfaitement exécutée. Chaque étape — de l’audit initial aux tests post-lancement — joue un rôle essentiel pour préserver la visibilité, améliorer les performances et offrir une expérience réellement utile aux utilisateurs. Préparer le terrain avant la mise en ligne et suivre précisément l’évolution du site durant les premières semaines sont deux conditions indispensables pour stabiliser le trafic et éviter les erreurs critiques.
Une refonte réussie n’est pas un redesign. C’est une opération chirurgicale où UX, SEO et technique doivent avancer ensemble.










